Les Neurosciences, parlons-en !

Qu’est-ce que la Neuropédagogie ?

C’est la science systémique aux confluents de la pédagogie et des sciences cognitives qui étudie les apprentissages et leur efficacité. Elle vise notamment à optimiser les comportements motivationnels, attentionnels et organisationnels. Son spectre d’action est large de l’école maternelle à la formation adulte. 

La Neuropédagogie, aussi nommée neuroéducation ou même par certains auteurs Neurolearning ©   permet une prise de recul sur les apprentissages et commence à s’inscrire dans les milieux scolaires et les formations adultes. Elle nous donne des preuves scientifiques sur les méthodes qui fonctionnent et celles qu’il faut laisser de côté. Non seulement elle permet d’étudier les comportements physiques liés à l’apprenant, mais nous offre une vue directe et en temps réel grâce à l’IRMf sur les mécanismes bioélectriques qui se jouent dans la boîte crânienne.

Et la Neuroergonomie dans tout ça ?

Imaginez que l’ergonomie de la posture étudie les moyens de bien positionner son corps, pour ne pas avoir mal au dos par exemple. 

On comprend aisément comment la Neuroergonomie permet de ne pas avoir « mal au cerveau » en effectuant un module de Digital Learning !

Ou comment rendre les documents et supports d’apprentissages mixtes les plus : 

  • Appétents,
  • simples
  • Assimilables dans la mémoire à long terme.
  • Remobilisable à loisir en contexte
  • Et visant le transfert de connaissance à compétence.

C’est l’objectif principal des méthodes utilisées par Happee Learning : une compétence procédurale sur le terrain, soutenue par un savoir et une méthode solides.

Google Maps du cerveau ? Les technologies qui utilisent les Neurosciences.

Nous avons dans notre cerveau « un excès de main d’œuvre » (cent milliards de neurones) que nous laissons au chômage, en jachère et qui au fil des jours deviennent des SDF (synapses sans domiciliation fixe) irrécupérables

Hubert Reeves.

Nous commencerons notre propos en demi-teinte. Les neurosciences sont un domaine scientifique récent très à la mode depuis quelques années. Sujet de nombreuses vulgarisations voire approximations. Elles puisent leurs fondements dans la psychologie dont on retrouve les premiers écrits dans l’Égypte Ancienne.

Mais de quoi parlons-nous exactement ?

Quels sont les domaines inclus dans ce “ grand fourre-tout ” ? Ses ramifications ? Ses progrès réellement prouvés scientifiquement ? Comment les intégrer intelligemment et efficacement dans un parcours de formation ?

Nous parlons tout simplement de ce que qualifiait Barack Obama de « petit kilo de matière » dont nous commençons seulement à comprendre son fonctionnement » : LE CERVEAU.

Il est vrai qu’en ne considérant que les vingt-cinq dernières années, les neurosciences ont fait plus de progrès que dans toute l’histoire de l’humanité.

Ceci grâce à 2 technologies, désormais incontournables : l’IRMf (Imagerie par Résonnance Magnétique fonctionnelle) et la TEP (Tomographie par Émission de Positons).

En schématisant, la première possède une innocuité totale à la différence de la deuxième qui émet des rayons X.

Tout d’abord l’IRMf fonctionne sur un principe comparable à l’IRM médical : envoyer différentes fréquences de sons et étudier magnétiquement leur renvoi par les différentes surfaces étudiées.

L’IRM médical nous renseigne sur les tissus mous du corps, contrairement à la radiologie médicale (avec des rayons X) qui étudie et « photographie » les os.

Quant à lui, l’IRMf étudie les variations de flux sanguins et d’oxygénation des aires du cerveau.

Mettre image IRM fonctionnelle

Par ailleurs le TEP fonctionne avec une injection intraveineuse d’eau marquée à l’oxygène 15 (O15). À l’aide de ce marqueur radioactif, on étudie aussi des images en coupe de l’oxygénation des régions cérébrales avec une précision de 8mm environ.

Tomographie par Emission de Positons (TEP)

Dans les 2 techniques, la participation d’une aire cérébrale à l’exécution d’une tâche entraîne une augmentation du débit sanguin. 

Ainsi, à la manière d’un “Google Maps du cerveau”, que la personne pense, sente, se rappelle, parle, chante…apprenne…nous pouvons désormais suivre le « chemin neuronal » de l’activité étudiée.

Infographie, le cerveau un organe infini

Le cerveau : Organe de l’infini

Ayons à l’esprit que le cerveau comprend 100 milliards de neurones, soit autant d’étoiles que dans la Voie Lactée.

Et chaque neurone possède plus de 7000 connexions de réceptions d’information (les dendrites) et 10000 systèmes de transmissions d’informations (les synapses). Le nombre de combinaisons possibles est d’environ 10 1 000 000 soit énormément plus que le nombre d’atomes total inclus dans l’Univers connu 10 80. (source)

Cependant la science est loin d’avoir tout découvert sur ce formidable organe. Nous n’en sommes qu’aux balbutiements.

Le potentiel est donc énorme.

Quelles sont les différentes branches des Neurosciences ? Quels sont leur domaine d’action ? 

Les neurosciences consistent en l’étude du fonctionnement du système nerveux et particulièrement du cerveau. 

Elles se répartissent en 4 branches :

Les neurosciences biologiques

L’étude de la strate cellulaire du système nerveux : les mécanismes se produisant au niveau de la synapse, du neurone, de l’anatomie, des neurotransmetteurs…

Les neurosciences médicales

L’étude des pathologies nerveuses : addiction, syndrome de Parkinson, d’Alzheimer.

Les neurosciences computationnelles

Ou neuroinformatiques, sciences très récentes qui tentent de modéliser et comprendre le fonctionnement du cerveau et sa capacité d’analyse, au travers d’algorithmes mathématique et d’outils informatiques.

Les neurosciences cognitives

L’étude des fonctions cérébrales supérieures telles que les émotions, l’apprentissage, la motivation, la cognition, la mémoire, la conscience et même la psychologie.

C’est précisément ces dernières qui vont nous intéresser plus particulièrement chez Happee Learning.

Liens interdisciplinaires des sciences cognitives.

En zoomant une nouvelle fois dans ce monde passionnant autour du cerveau, nous pouvons remarquer que ces sciences cognitives sont à très large spectre interdisciplinaire. Elles ont environ 50 années d’existence et font toujours débat auprès de la communauté scientifique. Elles sont à la croisée des chemins de disciplines interactives. 
Lien interdisciplinaire des NeuroSciences
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